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1937-1949 : LES PREMIERS SUCCES DU RACING

   Pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce sont les débuts du Racing Club de Lens dans le monde du professionnalisme avec l'accession à l'élite en 1937, la rétrogradation de 1947, la Finale de la Coupe de France de 1948 et le retour en Première Division en 1949…

L'équipe de 1937,
un coq sur le cœur
   Resituons-nous. Depuis 1934, le Racing évolue en Deuxième Division et a pour Président Louis Brossard. Le jeune Hongrois Ladislas Smidt, dit "Siklo", et l'Autrichien Anton Marek arrivent en renfort. En 1937, sous les ordres de l'entraîneur écossais John Galbraith, ancien joueur de Cardiff City, le club atteint les Huitièmes de Finale de la Coupe de France. C'est lors de cette même saison que le Racing remporte le Championnat de Deuxième Division, après une lutte rageuse avec à l'AS Saint-Etienne et l'US Valenciennes-Anzin.
   Lens, porté par son trio d'attaquant Spechtl, Stanis et Novicki (NDLR : soixante-huit buts à eux trois), accède à l'élite du Football français et se voit alors confronté aux gros calibres expérimentés tels que Sochaux, Sète, Marseille ou encore le Racing Club de Paris…

   Lens doit toutefois faire face aux départs de Novicki et Arravit, deux éléments essentiels de l'attaque artésienne. A l'issue de la première saison en Première Division, le Racing lutte pour le maintien et finit quatorzième du Championnat, juste devant le Red Star et l'US Valenciennes, relégués en D2. Richard Buisson, dirigeant de la Ligue de Paris depuis 1924, arrive au club en tant que Directeur sportif. De nombreux changements ont lieu : Louis Dugauguez, Michel Lewandowski (Béthune), Georges Beaucourt (International lillois), Jean Mathieu (Nancy), Marcel Ourdouillie (Dunkerque) ou Erevanian (gardien marseillais) arrivent en renfort.

Le maillot de 1939 et celui de 1942, avec un chevron
L'équipe de 1939...

   Une crise interne sévit toutefois entre Galbraith, l'entraîneur, et Buisson, le Directeur Sportif. Les joueurs sont touchés et réalisent un début de saison 1938-39 catastrophique. L'arrivée du Hongrois Joseph Eissenhoffer au coaching redresse la situation. Le Racing se place en septième position et accède également à la Demi-Finale de la Coupe de France, pour une sévère défaite face à Marseille (9-1). L'avenir doré prévu par les dirigeants est anéanti. La France est divisée en trois zones. Marek, Beaucourt  et  bien  d'autres  sont mobilisés ou quittent le Nord et sa zone interdite pour le Sud et sa zone libre. Georges Beaucourt parvient toutefois à prendre le poste d'entraîneur jusqu'en 1942.

... et celle de 1937.
   Les deux François (ils ne sont pas frères) ou encore Siklo aident le Racing à remporter le Championnat de la zone interdite. En 1942, Tony Marek remplace Georges Beaucourt au coaching et Lens atteint la demi-finale de la Coupe inter-zones. Le Red Star élimine facilement les Artésiens (1-1, 5-2). En 1942-43, le Championnat se voit divisé en deux zones : la zone Nord et la zone Sud, chacune composée de seize équipes. La domination lensoise en zone interdite reste inchangée en zone Nord. Avec le meilleur buteur du Championnat (NDLR : 43 réalisations), Stanis, le Racing termine en pôle position, loin devant Rouen et Fives.
C'est le premier véritable titre de l'Histoire du club. Le 2 mai 1943, en Demi-Finale de Coupe de France, les bourreaux des Lensois sont cette fois les Girondins de Bordeaux (1-2).
La même saison, il faut également noter le plus large score enregistré par le Racing en compétition officielle : en Seizièmes de Finale de Coupe de France, face à Auby-Asturies, Stanis inscrit seize buts, soit la moitié des trente-deux réalisations lensoises, contre… aucune en face ! 32-0, un score historique !

 
Visage de Bollaert dans les années 1940-1950 : remarquez les virages des actuelles Delacourt (en haut) et Trannin (en bas)
 
Vue de l'autre côté, depuis la Cité des Fleurs : en bas, plaine de jeu, en haut, là où seront, plus tard construits le chalet et la Boutique Emotion Foot, les terrains d'entraînement

   Ces efforts sont récompensés par une superbe affiche : le 10 mai 1948, le Racing Club de Lens affronte le Lille OSC à Colombes en finale de la Coupe de France après avoir successivement éliminé Bruay (8-2), Saint-Etienne (3-0), Rennes (3-2), le Stade Français (2-1) et Colmar (1-5). Devant 61473 spectateurs passionnés, Lens s'incline fort malheureusement trois buts à deux au terme d'un match épique, entaché par de graves erreurs d'arbitrage coûtant assurément la victoire au Racing… Néanmoins, fort de quelques certitudes, Lens retrouve au terme de la saison 1948-49 l'élite du Football français en remportant le Championnat de Division 2 devant Bordeaux. Nous sommes alors à l'aube d'une belle progression de plusieurs années…

Les Finalistes de la Coupe de France 1948
 
Coupe de France 48
Sources issues du site officiel du RCL