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FEVRIER 2005

Mardi 1er février 2005
Les responsables des différentes associations de supporters avaient répondu, ce mardi soir, à l'invitation de Gervais Martel. Réunis dans l'amphithéâtre de la Gaillette, ils purent converser avec le Président du Racing et ses voisins d'estrade : Serge Doré, le Directeur général du club, Didier Sénac et Eric Sikora, les adjoints d'un Francis Gillot malheureusement souffrant, Dominique Regia-Corte, responsable des relations avec les supporters, le capitaine Jérôme Leroy et son nouvel équipier brésilien, Jussiê, accompagné de son traducteur, un certain Vitorino Hilton.
Si la partie questions-réponses de cette soirée permit un dialogue des plus constructifs entre les fans et les membres du club, permettant notamment de faire plus ample connaissance avec la nouvelle recrue sang et or, et surtout de revenir sur la relation - parfois mise à mal, ces derniers temps - entre le public et son équipe, nous retiendrons avant tout de cette réunion deux points essentiels du préambule de Gervais Martel. Après être revenu, sans complaisance, sur le bilan sportif et sur les changements récemment intervenus au sein du staff technique de l'équipe première et au niveau de la formation (Georges Tournay et Michel Ettorre, nouvellement nommés dans l'organigramme de la formation lensoise étaient présents dans la salle), le Président du Racing aborda le thème des finances du club.
Irrité d'entendre tout et n'importe quoi concernant le budget du club et les méfaits du "football business", il présenta à l'assemblée les comptes de l'exercice 2003-2004 et ceux, prévisionnels, de la saison 2004-2005. Avec un budget réel - hors indemnités de transfert, totalement affectées au recrutement de nouveaux joueurs - s'élevant à 43 millions d'Euros, nous sommes ici plus prêt du douzième budget de France que le rang sorti d'on ne sait où, et attribué ici ou là au club artésien. De même, les affectations concernant le Stade Bollaert et la Gaillette sont respectivement de 2 et 6 millions d'Euros. Voici qui relativise certains commentaires. Quant à la répartition des recettes, la réalité des chiffres est éloquente puisque les recettes "spectateurs" s'élèvent à moins de 7 millions d'Euros par an, et ceci sans même déduire la somme - 1,6 millions d'Euros - allouée à la sécurité obligatoire dans le stade. Aussi important que soit le public sang et or pour le Racing, il ne contribue malheureusement que trop peu au budget du club dont les ressources essentielles proviennent des droits de télévision et des sponsors. Ceci vous permettra de répondre à la sempiternelle question "Pourquoi, avec un tel public, n'est-on pas l'un des clubs les plus riches de France ?", vous aidera à comprendre les raisons pour lesquelles Gervais Martel, plutôt que d'être à la Gaillette, bataille à Paris sur les reversements aux clubs des droits de télévision, et enfin, vous permettra d'apprécier à sa juste valeur le travail de Serge Doré et de son équipe commerciale sans laquelle le football professionnel ne serait pas viable en Artois. Si dire non au "football business", c'est dire non à cet aspect de la vie du club, c'est alors tirer un trait sur le Racing club de Lens. Il faut savoir ce que l'on veut.
Les premiers mots, via la traduction de Vitorino Hilton,de Jussiê à ses futurs supporters
Si, en revanche, dire non au "football business", c'est arrêter de creuser un fossé entre une équipe et ses supporters, mais au contraire tisser des liens véritables entre le club et ses fans, alors Gervais Martel a parfaitement entendu le message. C'est là le second point essentiel abordé par le Président du Racing. Un président qui reconnaît avoir failli en ce domaine, pour avoir choisi - songeant à la nature "fermée" de la Gaillette - de suivre la voie d'autres clubs, avoir fait comme cela se fait ailleurs en oubliant que le Racing, tant par son histoire que par la nature de son public, n'était pas un club comme les autres. C'est ainsi qu'en accord avec Francis Gillot, il compte au plus vite trouver les moyens, hormis les décrassages et les préparations tactiques de veille de match, de rendre les entraînements de l'équipe première accessibles à tous. Les anciens de Tassette comprendront ce qu'il en ait. Nul doute que cette décision, aussi symbolique qu'elle puisse paraître, réchauffera le cœur des fans sang et or. Allant dans le même sens, une autre décision de Gervais Martel a pour objet de rendre plus fréquentes ces réunions permettant un véritable dialogue entre le club et ses supporters, un prochain rendez-vous étant d'ores et déjà fixé pour fin mars, début avril. A la prochaine, donc, avec si possible quelques victoires en chemin !
*source du site officiel du Racing Club de Lens